Si vous avez suivi l’actualité de l’immigration au Canada récemment, vous avez probablement entendu parler de Projet de loi C-12. Cela a fait la une des journaux du monde entier et pour cause.
Sur 26 mars 2026le projet de loi canadien C-12, officiellement connu sous le nom de Loi renforçant le système d’immigration et les frontières du Canadaa reçu la sanction royale et est devenue loi. Il s’agit de l’un des changements les plus importants apportés au système d’immigration et d’asile du Canada au cours des dernières années.
Mais qu’est-ce que cela signifie réellement pour vous, surtout si vous êtes un étudiant indien, un travailleur qualifié ou quelqu’un qui envisage de déménager au Canada ?
Qu’est-ce que le projet de loi C-12
Le projet de loi C-12 est une nouvelle loi canadienne présentée par le gouvernement du premier ministre Mark Carney pour :
- Renforcer la sécurité des frontières du Canada
- Réduire la pression sur le système d’asile et de statut de réfugié
- Moderniser la façon dont les documents et les demandes d’immigration sont gérés
- Améliorer le partage d’informations entre les ministères
Le projet de loi a été présenté pour la première fois au Parlement le 8 octobre 2025a adopté la Chambre des communes le 11 décembre 2025a autorisé le Sénat le 12 mars 2026et est finalement devenu une loi sur 26 mars 2026.
Le gouvernement du Canada a présenté le projet de loi C-12 pour renforcer la sécurité aux frontières, lutter contre le crime organisé et moderniser les contrôles d’immigration afin d’assurer la sécurité des Canadiens. Source
Il est important de comprendre que le projet de loi C-12 cible principalement système d’asile et de réfugiés, pas les voies d’immigration habituelles comme Entrée express, les visas d’études ou les permis de travail.
Pourquoi le Canada a-t-il présenté le projet de loi C-12
Le Canada fait face à une pression croissante sur son système d’immigration et d’asile depuis quelques années. Après la COVID-19, il y a eu une augmentation massive des demandes d’immigration, des étudiants, des travailleurs et des demandeurs d’asile.
Le résultat ? De longs arriérés, une surcharge du système et une frustration croissante du public face à la pénurie de logements et à la hausse du coût de la vie.
La ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a déclaré au comité sénatorial que 37 % des demandes d’asile déposées entre juin et octobre 2025, soit environ 19 000 sur 50 000 demandes, devraient être concernées par les nouvelles règles. Source
De plus, les États-Unis ont exercé des pressions sous la présidence de Donald Trump, qui a accusé le Canada de mal gérer sa frontière commune. Les projets de loi C-2 et C-12 ont été présentés à la suite de pressions importantes du président américain Donald Trump, qui accusait le Canada de ne pas avoir défendu adéquatement sa frontière commune et menaçait d’imposer des tarifs douaniers. Source
La réponse du gouvernement canadien a été cette loi : des règles plus strictes, un traitement plus rapide et des contrôles aux frontières plus stricts.
Les 4 grands changements apportés par le projet de loi C-12
Le projet de loi C-12 renforce les systèmes d’immigration et d’asile du Canada dans 4 domaines clés :
Changement 1 : nouvelles règles d’éligibilité à l’asile
Il s’agit du changement le plus important et le plus controversé de tout le projet de loi.
Deux nouveaux critères d’admissibilité sont désormais en vigueur et s’appliquent à toutes les demandes présentées à compter du 3 juin 2025. Les demandes d’asile présentées plus d’un an après la première entrée d’une personne au Canada après le 24 juin 2020 ne seront pas renvoyées à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, que la personne soit partie ou soit revenue depuis. Les demandes d’asile des personnes qui entrent au Canada entre les points d’entrée le long de la frontière terrestre canado-américaine et qui présentent une demande après 14 jours ne seront pas non plus renvoyées à la CISR.
En termes simples :
- Si vous êtes entré au Canada après juin 2020 et avez attendu plus d’un an pour déposer une demande d’asile, vous n’obtiendrez PAS une audience complète de la CISR
- Si vous avez traversé la frontière canado-américaine de façon irrégulière et avez attendu plus de 14 jours pour déposer, vous n’obtiendrez PAS une audience complète de la CISR
Mais vous n’êtes pas totalement sans protection. Les personnes touchées par ces nouvelles règles auront toujours accès à une évaluation des risques avant renvoi (ERAR) pour éviter qu’elles ne soient renvoyées vers un pays où elles courent des risques comme la persécution, la torture ou d’autres préjudices.
Changement 2 : Processus d’asile modernisé
Au-delà des règles d’éligibilité, le gouvernement revoit également la manière dont les demandes d’asile sont traitées du début à la fin.
Ces changements simplifieront le processus de demande en ligne et réduiront le besoin de répondre à des questions en double et de remplir plusieurs formulaires, de renvoyer uniquement les demandes complètes et prêtes à être planifiées à la CISR pour accélérer les décisions, de garantir que la CISR ne statue sur les demandes que lorsque le demandeur est physiquement présent au Canada, de supprimer les cas inactifs du système et d’accélérer les départs volontaires en rendant les mesures de renvoi effectives le jour même du retrait de la demande.
L’objectif est de créer un système plus rapide, plus simple et moins encombré, qui concentre les ressources sur les réclamations authentiques et supprime les dossiers qui ont été abandonnés ou sont utilisés pour retarder le renvoi.
Changement 3 : partage d’informations nationales
Ce changement est moins radical mais reste important pour les candidats soucieux de leur vie privée.
IRCC dispose désormais d’un pouvoir légal clair pour partager certains renseignements personnels au sein du ministère et avec des partenaires gouvernementaux nationaux. Ces nouveaux pouvoirs permettent à IRCC de partager l’identité, le statut et les documents délivrés par IRCC avec des partenaires gouvernementaux fédéraux, provinciaux et territoriaux au moyen d’accords écrits de partage d’informations, et facilitent le partage des informations sur les clients entre ses propres programmes, par exemple en utilisant les données des demandes de résidence permanente pour traiter les demandes de citoyenneté.
Le gouvernement a confirmé que ces nouveaux pouvoirs en matière de partage d’informations s’accompagnent de garanties de confidentialité intégrées en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Les informations ne peuvent être partagées qu’à des fins spécifiques et approuvées, et les provinces ne peuvent pas les transmettre à d’autres pays sans l’autorisation écrite d’IRCC.
Changement 4 : Autorités chargées des documents d’immigration et des demandes
Il s’agit d’un nouveau pouvoir important accordé au gouvernement canadien qui a fait sourciller les experts en immigration.
Lorsque cela est dans l’intérêt public, IRCC peut annuler, suspendre ou modifier un grand groupe de documents d’immigration, suspendre la réception des demandes ou annuler ou suspendre le traitement des demandes. Les motifs d’intérêt public comprennent la fraude, les erreurs administratives ou les préoccupations concernant la santé publique, la sûreté ou la sécurité nationale.
Cela signifie permis d’étudesles permis de travail et les visas pourraient théoriquement être annulés en masse en cas d’urgence ou de situation de sécurité nationale.
Il existe cependant une garantie importante : la décision ne peut pas être prise par un seul ministre ; chaque décision doit être approuvée par le gouverneur en conseil au moyen d’un décret recommandé par le Cabinet.
A noter également : les autorités n’influencent pas les demandes d’asile et ne donnent pas au gouvernement le pouvoir d’accorder, de modifier ou de révoquer le statut, tel que le statut de résident permanent et de résident temporaire.
Qu’est-ce que cela signifie pour les étudiants indiens et les immigrants ?
C’est la question qui préoccupe la plupart de nos lecteurs. Voici la réponse honnête :
Si vous utilisez les voies d’immigration régulières, vous n’êtes en grande partie pas affecté.
Le projet de loi C-12 vise principalement le système d’asile et de statut de réfugié. Les voies suivantes restent totalement intactes :
- Processus de visa et de permis d’études pour étudiant canadien — inchangé
- Système de points Entrée express et CRS – inchangé
- Programmes des candidats des provinces (PCP) — inchangé
- Processus de visa de travailleur qualifié et de permis de travail – inchangé
- RP après une expérience professionnelle qualifiée — inchangé
- Parcours de parrainage familial — inchangés
Cependant, vous pourriez être concerné si :
- Vous êtes entré au Canada après juin 2020 avec un visa d’étudiant ou de travail, et votre statut a depuis expiré, et vous envisagez maintenant l’asile comme plan de secours.
- Vous avez traversé irrégulièrement la frontière entre les États-Unis et le Canada et avez retardé le dépôt d’une demande d’asile
- Vous êtes actuellement en attente d’une audience devant la CISR et êtes entré au Canada il y a plus d’un an.
Si l’une de ces situations s’applique à vous, veuillez consulter un consultant en immigration agréé immédiatement. N’attendez pas.
Chiffres clés à connaître
| Fait clé | Numéro / Détail |
|---|---|
| Date à laquelle le projet de loi C-12 est devenu loi | 26 mars 2026 |
| Demandes d’asile concernées (juin-octobre 2025) | ~19 000 sur 50 000 |
| Pourcentage de sinistres concernés | 37% |
| Indiens qui ont obtenu des relations publiques au Canada en 2025 | 94 000+ |
| Objectif annuel de relations publiques du Canada (2026) | 380 000 |
| Fenêtre de réclamation d’entrée irrégulière | 14 jours |
| Délai pour les demandes d’asile | 1 an à compter de l’entrée |
La controverse : ce que disent les critiques
Le projet de loi C-12 a suscité une vive condamnation de la part des organisations de défense des droits de la personne du monde entier. Plus de deux douzaines d’organisations – dont Amnesty International Canada, l’Association canadienne des libertés civiles et le Conseil canadien pour les réfugiés – ont averti que la loi exposerait des milliers de personnes à des risques de persécution, de violence et de précarité.
Les critiques soutiennent que la règle d’un an est trop stricte et bloque injustement les véritables réfugiés qui ont retardé leur dépôt en raison de la peur, d’un traumatisme ou d’un manque de connaissances juridiques. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a également averti que le projet de loi C-12 pourrait affaiblir la protection des réfugiés, exhortant le Canada à garantir que toutes les personnes demandant une protection internationale aient accès à des procédures justes et efficaces.
Les groupes de défense des droits ont en outre décrit la législation comme reproduisant le sentiment et les politiques anti-migrants à l’instar des États-Unis au Canada.
Le gouvernement canadien maintient cependant que la loi est nécessaire pour protéger l’intégrité du système d’immigration et prévenir les abus.
Que devez-vous faire maintenant ?
Que vous soyez un étudiant prévoyant partir au Canada, un professionnel titulaire d’un permis de travail ou une personne vivant déjà là-bas, voici votre liste de contrôle d’action :
- Si vous disposez d’un permis d’études ou de travail valide, restez conforme aux conditions de votre visa. Renouveler à temps. Le projet de loi C-12 ne vous concerne pas directement.
- Si vous envisagez de demander un visa d’études canadien, le processus est inchangé. Commencez votre candidature tôt, préparez soigneusement vos documents et travailler avec un consultant fiable.
- Si vous postulez pour RP via Entrée express ou PNPcontinuez votre processus normalement. Ces voies ne sont absolument pas touchées par le projet de loi C-12.
- Si votre statut d’immigration est expiré ou est sur le point d’expireragissez immédiatement. Ne comptez pas sur l’asile comme option de secours. Consultez immédiatement un expert en immigration agréé.
- Si vous êtes entré au Canada après juin 2020 et que vous n’avez pas déposé de demande d’asilesachez que la règle d’éligibilité d’un an s’applique désormais à vous. Demandez un avis juridique dès que possible.
Vous vous inquiétez de l’impact du projet de loi C-12 sur vos projets pour le Canada ?
Les règles d’immigration du Canada évoluent plus rapidement que jamais. Un délai non respecté ou une mauvaise étape peut mettre l’ensemble de votre candidature en danger. À Passerelle à l’étrangernos consultants experts suivent chaque mise à jour de politique, y compris le projet de loi C-12, afin que vous disposiez toujours des conseils les plus récents et les plus précis.
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