Le Canada s’engage à répondre aux critiques du vérificateur général concernant les visas étudiants


Sur cette page, vous trouverez

  • Pourquoi le Canada répond au rapport du vérificateur général
  • Principales conclusions sur le respect des visas étudiants et la fraude
  • Combien d’étudiants peuvent être sans statut
  • Ce que le gouvernement compte changer
  • Le rôle de l’ASFC dans l’application de la loi
  • Ce que cela signifie pour les étudiants internationaux

Le ministère de l’Immigration du Canada s’est engagé à agir après qu’un audit accablant a révélé de graves faiblesses dans le système de visa pour étudiants internationaux, notamment une non-conformité généralisée, des risques de fraude et une mauvaise application.

De hauts responsables ont déclaré à un comité de la Chambre des communes qu’ils élaboraient un plan visant à renforcer la surveillance, à améliorer la conformité et à mieux gérer les étudiants dont le visa expire. La réponse intervient après que le vérificateur général a constaté que le système avait du mal à suivre une croissance rapide et des problèmes croissants d’intégrité.

Le vice-ministre de l’Immigration, Ted Gallivan, a déclaré que le ministère se concentrerait sur un « continuum complet » de conformité, depuis une communication plus claire des règles jusqu’à des mesures d’application plus strictes. Cela pourrait inclure un contrôle plus strict des expirations de visa et le recours à des sanctions telles que des interdictions de retour en cas de dépassement de la durée de séjour.

Le gouvernement promet une application plus stricte

Les agents d’immigration s’efforcent désormais de garantir que les étudiants respectent les règles une fois arrivés au Canada.

Gallivan a déclaré que le ministère étudiait de nouveaux outils pour mieux suivre les expirations des visas et encourager la conformité volontaire. Cela inclut d’éventuels systèmes informatiques permettant de gérer les départs plus efficacement et d’éviter les dépassements de séjour.

Il a également confirmé que les étudiants qui restent au Canada sans statut pourraient faire face à de graves conséquences, notamment des interdictions pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Dans le même temps, les responsables ont souligné que la mise en application seule ne constitue pas la solution. La présidente de l’Agence des services frontaliers du Canada, Erin O’Gorman, a déclaré aux députés que la conformité volontaire est plus efficace et moins coûteuse que les renvois forcés.

Que dit le rapport du vérificateur général?

Le rapport 2026 du vérificateur général dresse un tableau clair d’un système sous pression, avec des lacunes majeures en matière de surveillance, d’application et de suivi des données.

1. Non-conformité massive avec un suivi limité

Les établissements postsecondaires ont signalé plus de 153 000 étudiants comme étant susceptibles de ne pas respecter les conditions de visa entre 2023 et 2024.

Cependant, le ministère disposait de fonds pour enquêter seulement sur une petite fraction de ces cas chaque année. En conséquence, la plupart des préoccupations n’ont jamais été pleinement examinées.

Même parmi les quelque 4 000 enquêtes lancées, beaucoup n’ont pas pu aboutir parce que les étudiants n’ont pas répondu aux demandes d’informations.

2. Le Canada ne sait pas qui est parti

L’une des conclusions les plus frappantes était le manque de suivi fiable des sorties.

L’audit a révélé qu’environ 39 500 étudiants en 2024 devaient quitter le Canada après l’expiration de leur permis, mais n’avaient aucun statut confirmé. Il a été vérifié que seulement 40 pour cent environ d’entre eux avaient effectivement quitté le pays.

Cela signifie que des dizaines de milliers d’anciens étudiants sont peut-être restés au Canada sans statut valide.

3. Les cas de fraude n’ont pas été contrôlés

Le rapport a identifié au moins 800 cas dans lesquels des étudiants ont utilisé des documents frauduleux ou déformé des informations pour obtenir un permis d’études.

Malgré cela, le ministère n’a pas donné suite à ces cas.

Bon nombre de ces personnes ont ensuite demandé un permis supplémentaire, voire la résidence permanente, ce qui soulève de sérieuses questions sur la manière dont les risques de fraude sont gérés une fois qu’une personne est déjà au Canada.

4. Faible surveillance après l’arrivée des étudiants

L’audit a révélé que l’application de la loi diminue considérablement une fois que les étudiants entrent au Canada.

Les autorités comptaient souvent sur les étudiants pour répondre volontairement aux contrôles de conformité. Dans de nombreux cas, aucune autre mesure n’a été prise lorsqu’ils n’ont pas répondu.

Le ministère n’a pas non plus pu confirmer si de nombreux étudiants étaient toujours inscrits dans leurs programmes, malgré les exigences de déclaration des établissements.

5. Les taux d’approbation ont chuté – et les responsables ne savent pas pourquoi

Même si le Canada a réussi à réduire le nombre de nouveaux permis d’études, l’audit a révélé que les taux d’approbation ont chuté de façon spectaculaire.

En 2024, les taux d’approbation sont tombés à environ 41 pour cent, contre 58 pour cent en 2023. Les responsables ont admis qu’ils ne comprenaient pas les raisons de cette baisse.

Cela soulève des inquiétudes quant à la manière dont les changements de politique affectent les véritables candidats.

6. Les petites provinces sont frappées plus durement que prévu

Le système a également produit des impacts régionaux inégaux.

Même si les réductions visaient à se concentrer sur les plus grandes provinces, les petites provinces ont connu des réductions de 59 pour cent ou plus dans les approbations de permis d’études.

Le vérificateur général a constaté que le modèle d’allocation désavantageait ces régions et ne tenait pas correctement compte des besoins locaux.

7. Conclusion générale : les réformes échouent

Le rapport concluait qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ne mettait pas en œuvre efficacement ses réformes du programme des étudiants internationaux.

Même si certaines améliorations ont été apportées, notamment en matière de vérification des lettres d’acceptation, les contrôles d’intégrité plus larges et les mécanismes d’application restent faibles.

Un système sous pression

Cet audit intervient après des années de croissance rapide du programme pour étudiants internationaux.

Les demandes ont augmenté de 121 pour cent entre 2019 et 2023, mettant à rude épreuve les systèmes de traitement et les mécanismes de surveillance.

En réponse, le Canada a plafonné les permis d’études et resserré les règles d’éligibilité. Toutefois, les conclusions du vérificateur général suggèrent que ces mesures n’ont pas encore résolu des problèmes structurels plus profonds.

Que se passe-t-il ensuite ?

Les responsables affirment que le ministère travaille actuellement à améliorer la coordination avec l’Agence des services frontaliers du Canada et à renforcer la surveillance des étudiants après leur arrivée.

Les principaux domaines d’intérêt comprennent :

  • Meilleur suivi des expirations de visa
  • Suivi accru des non-conformités
  • Partage de données amélioré entre les agences
  • Des outils d’application plus forts si nécessaire

Le gouvernement devrait également affiner son approche visant à équilibrer l’intégrité des programmes tout en maintenant l’attrait du Canada pour les véritables étudiants internationaux.

Ce que cela signifie pour les étudiants

Pour la plupart des étudiants internationaux, le message est clair. La conformité deviendra une priorité majeure.

Les responsables ont souligné que la majorité des étudiants respectent les règles et contribuent positivement au Canada. Cependant, ceux qui ne le feront pas pourraient être confrontés à des conséquences plus strictes à l’avenir.

Les changements pourraient également conduire à un examen plus minutieux pendant et après le processus de candidature, notamment en ce qui concerne les exigences financières, l’inscription et l’expiration des visas.


FAQ

Qu’a découvert le vérificateur général au sujet du système de visa étudiant du Canada?

Le vérificateur général a constaté des faiblesses majeures en matière de conformité, de détection des fraudes et d’application de la loi. Plus de 153 000 étudiants ont été signalés pour non-conformité possible, mais seul un petit nombre de cas ont fait l’objet d’une enquête. Le rapport révèle également des lacunes dans le suivi des étudiants qui quittent le Canada après l’expiration de leur permis.

Combien d’étudiants peuvent être sans statut au Canada?

Le rapport a identifié environ 39 500 étudiants en 2024 qui devaient quitter le Canada mais dont le départ n’a pas été confirmé. Il a été vérifié qu’environ 40 pour cent seulement d’entre eux étaient partis, ce qui suggère qu’un nombre important d’entre eux pourraient être restés sans statut d’immigration valide.

Que fait le Canada pour réparer le système?

Les responsables affirment qu’ils améliorent le contrôle de la conformité, renforcent la coordination avec les autorités frontalières et développent de nouveaux outils pour suivre l’expiration des visas. L’accent est mis sur l’encouragement du respect volontaire tout en renforçant l’application des règles lorsque cela est nécessaire, y compris d’éventuelles sanctions en cas de dépassement de séjour.

Les cas de fraude ont-ils fait l’objet d’une enquête appropriée ?

Non. Le rapport a révélé au moins 800 cas de documents frauduleux sans suite. Bon nombre de ces personnes ont ensuite demandé d’autres permis d’immigration, ce qui soulève des inquiétudes quant à la manière dont les risques de fraude sont gérés après leur entrée au Canada.

Cela affectera-t-il les véritables étudiants internationaux ?

La plupart des étudiants authentiques ne seront pas directement affectés. Cependant, ils peuvent faire l’objet d’un examen plus minutieux lors de leur candidature et pendant leurs études au Canada. Les autorités renforceront probablement les contrôles de conformité, les exigences financières et l’inscription afin de protéger l’intégrité du système.



administrator

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *