Sur cette page, vous trouverez
- Les derniers chiffres du chômage et de l’emploi au Canada
- Comment le marché du travail évolue pendant les réformes de la politique d’immigration
- Pourquoi le chômage des jeunes reste une préoccupation croissante
- Quelles industries ont gagné et perdu des emplois en avril 2026
- Ce que révèlent les chiffres sur l’emploi dans la santé et la construction
- Comment le Québec et l’Ontario se comportent selon les dernières données sur le marché du travail
- Pourquoi l’emploi à temps plein continue de faiblir
- Le lien entre pénurie de main-d’œuvre et politique d’immigration
- Ce que le rapport signifie pour les immigrants potentiels
- Foire aux questions sur le marché du travail canadien en avril 2026
Le taux de chômage du Canada a atteint 6,9 % en avril 2026, alors que le marché du travail du pays a continué de s’affaiblir pendant une période de changements majeurs en matière de politique d’immigration et d’objectifs d’abaissement des résidents temporaires.
La dernière Enquête sur la population active de Statistique Canada a montré que l’emploi était resté pratiquement inchangé en avril, tandis qu’un plus grand nombre de Canadiens cherchaient du travail.
Le rapport intervient alors que le gouvernement fédéral poursuit ses efforts pour « rééquilibrer » le système d’immigration du Canada en réduisant les niveaux de résidence temporaire, en resserrant les règles relatives aux étudiants internationaux et en modifiant les programmes pour les travailleurs étrangers.
Parallèlement, Ottawa continue de cibler les immigrants dans les secteurs confrontés à des pénuries persistantes de main-d’œuvre, notamment les soins de santé et les métiers spécialisés.
Le chômage augmente alors que de plus en plus de Canadiens recherchent du travail
Le taux de chômage au Canada a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 6,9 % en avril, alors qu’un plus grand nombre de personnes sont entrées sur le marché du travail à la recherche d’un emploi.
Le taux de chômage a désormais augmenté de 0,4 point de pourcentage depuis janvier 2026.
L’emploi lui-même a peu changé au cours du mois, diminuant globalement de 18 000 emplois.
Toutefois, la tendance générale reste plus faible qu’au début de l’année.
Statistique Canada a signalé une perte nette de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de 2026.
Une grande partie de cette baisse est due au travail à temps plein.
L’emploi à temps plein a diminué de 111 000 postes au cours de la même période.
Le débat sur l’immigration se poursuit parallèlement au ralentissement du marché du travail
Le ralentissement du marché du travail survient à un moment politiquement sensible pour la politique d’immigration au Canada.
Le gouvernement fédéral a déjà annoncé une baisse des niveaux d’immigration et des mesures visant à réduire la population de résidents temporaires à moins de 5 pour cent de la population canadienne d’ici la fin de 2027.
Les changements récents comprennent des règles plus strictes pour les étudiants internationaux, des critères d’éligibilité révisés au permis de travail post-diplôme et des restrictions sur certains volets de travailleurs étrangers temporaires.
Parallèlement, Ottawa continue de soutenir que l’immigration demeure nécessaire pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs clés.
Cette tension est de plus en plus visible dans les données sur le marché du travail.
Même si la croissance globale de l’emploi a ralenti, certains secteurs continuent de faire face à une forte demande d’embauche.
Les soins de santé continuent de stimuler la croissance de l’emploi
Les soins de santé et l’assistance sociale sont demeurés la principale source de croissance de l’emploi au Canada.
Le secteur a créé 119 000 emplois sur un an en avril, dépassant de loin la plupart des autres industries.
Les chiffres renforcent la raison pour laquelle les professions de la santé continuent de figurer en bonne place dans les tirages au sort par catégorie d’Entrée express et dans les volets du Programme des candidats des provinces.
Le Canada continue de faire face à une pénurie d’infirmières, d’aides-soignants, de technologues médicaux, de préposés aux services de soutien à la personne et d’autres professionnels de la santé.
La croissance continue du recrutement dans le secteur de la santé suggère que la politique d’immigration continuera probablement à donner la priorité à ces professions malgré des efforts plus larges visant à réduire le nombre de résidents temporaires.

L’emploi dans la construction chute malgré la poussée du logement
Une contradiction notable dans les données concernait l’emploi dans la construction.
Le Canada a perdu 16 000 emplois dans le secteur de la construction en avril, alors même que le gouvernement fédéral continue de promouvoir des initiatives de construction de logements à grande échelle et l’immigration de métiers spécialisés.
Ces chiffres mettent en évidence la complexité du marché du travail canadien.
Alors que les gouvernements continuent de mettre en garde contre des pénuries à long terme de travailleurs qualifiés, la hausse des coûts d’emprunt et le ralentissement de la croissance économique pourraient peser sur l’activité d’embauche à court terme dans le secteur de la construction.
Dans le même temps, Ottawa continue de cibler les travailleurs des métiers spécialisés par le biais de tirages Entrée express par catégorie et de volets d’immigration provinciaux.
Le chômage des jeunes reste élevé
Le chômage des jeunes reste l’un des domaines les plus faibles du marché du travail.
Le taux de chômage des Canadiens âgés de 15 à 24 ans a atteint 14,3 % en avril.
Parmi les étudiants, le chômage atteint 16%.
Les chiffres restent bien supérieurs aux moyennes d’avant la pandémie et reflètent la pression continue sur l’emploi de premier échelon et dans le secteur des services.
Les données pourraient également intensifier le débat sur les résidents temporaires et la concurrence sur le marché du travail dans les secteurs à bas salaires, en particulier dans les villes comptant une importante population d’étudiants internationaux.
Le marché du travail québécois s’affaiblit fortement
Le Québec a enregistré certains des chiffres du marché du travail les plus faibles au pays.
L’emploi dans la province a chuté de 43 000 en avril, ce qui constitue la deuxième baisse mensuelle importante en trois mois.
Depuis janvier, le Québec a perdu net 91 000 emplois.
Une grande partie de la faiblesse était concentrée à Montréal, où le taux de chômage a grimpé à 7,7 %, le niveau non pandémique le plus élevé de la ville depuis 2016.
L’Ontario, en revanche, a créé 42 000 emplois en avril.
La croissance des salaires reste forte
Malgré des conditions d’embauche plus souples, les salaires ont continué à augmenter fortement.
Le salaire horaire moyen a augmenté de 4,5 % sur un an en avril.
Statistique Canada a déclaré que la croissance des salaires est restée la plus forte parmi les travailleurs les mieux payés.
La combinaison d’une hausse du chômage et d’une forte croissance des salaires suggère que le marché du travail canadien reste inégal, certains secteurs ralentissant tandis que d’autres continuent de faire face à une pénurie de main-d’œuvre.
Ce que cela signifie pour les immigrants
Les derniers chiffres suggèrent que le marché du travail canadien entre dans une phase plus incertaine.
Cependant, les données confirment également que la politique d’immigration est de plus en plus ciblée plutôt que simplement réduite à tous les niveaux.
Des secteurs tels que les soins de santé et les métiers spécialisés continuent de faire face à des pénuries et demeurent des priorités importantes au sein du système d’immigration du Canada.
Dans le même temps, le ralentissement des conditions du marché du travail pourrait continuer d’influencer les décisions gouvernementales concernant les résidents temporaires, les étudiants internationaux et les programmes de permis de travail à faible salaire.
Pour les immigrants potentiels, la profession et le secteur peuvent devenir des facteurs de plus en plus importants dans la réussite de l’immigration.
FAQ
Pourquoi le taux de chômage au Canada a-t-il augmenté en avril 2026 ?
Le taux de chômage au Canada a augmenté à 6,9 % parce qu’un plus grand nombre de personnes sont entrées sur le marché du travail à la recherche d’un emploi alors que l’emploi global est resté largement inchangé. Cette augmentation reflète un ralentissement du marché du travail après plusieurs mois de croissance de l’emploi plus faible et de diminution des postes à temps plein.
Le Canada connaît-il toujours des pénuries de main-d’œuvre?
Oui. Même si la croissance globale de l’emploi a ralenti, plusieurs secteurs restent confrontés à des pénuries de main-d’œuvre. Les soins de santé restent le domaine où la croissance de l’emploi est la plus forte, et les gouvernements continuent de souligner les pénuries dans les métiers spécialisés et les professions liées à la construction.
Comment cela affecte-t-il la politique d’immigration canadienne ?
Le gouvernement fédéral cible de plus en plus l’immigration vers les secteurs connaissant une pénurie de main-d’œuvre persistante. Les travailleurs de la santé et les professionnels des métiers spécialisés restent des priorités importantes même si le Canada réduit les niveaux de résidents temporaires et resserre certains programmes d’immigration.
Pourquoi le chômage des jeunes est-il si élevé au Canada ?
Le chômage des jeunes a atteint 14,3 % en avril 2026 en raison d’une baisse des embauches dans les emplois de premier échelon et dans le secteur des services. Le chômage des étudiants était encore plus élevé, à 16 %, reflétant la concurrence croissante pour les opportunités d’emploi à bas salaires et à temps partiel.
Quelles provinces ont connu les plus grands changements sur le marché du travail ?
Le Québec a enregistré certains des résultats les plus faibles, perdant 43 000 emplois en avril tandis que le taux de chômage à Montréal a fortement grimpé. L’Ontario a obtenu de meilleurs résultats, ajoutant 42 000 emplois au cours du mois.







