Sur cette page, vous trouverez
- Les nouvelles règles du Canada pour les consultants en immigration
- Quels pouvoirs le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté gagnera-t-il
- Comment la réglementation vise à protéger les immigrants de la fraude
- Pourquoi le gouvernement affirme que la transparence et la responsabilité doivent être améliorées
- La différence entre les avocats spécialisés en immigration et les consultants
- Pourquoi les avocats sont souvent préférés pour les cas d’immigration complexes
- Comment les consultants sont agréés et réglementés au Canada
- Règles distinctes du Québec pour les représentants en immigration
- Conseils clés pour choisir un professionnel de l’immigration
- Foire aux questions sur les consultants en immigration au Canada
Le Canada introduit des règles plus strictes pour les consultants en immigration et en citoyenneté alors que le gouvernement fédéral s’efforce d’améliorer la surveillance et de réprimer les fautes professionnelles dans le secteur de l’immigration.
Le 6 mai 2026, la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a annoncé de nouvelles réglementations visant à renforcer l’autorité du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté et à améliorer la protection des personnes cherchant de l’aide en matière d’immigration.
Les mesures entreront en vigueur le 15 juillet 2026 et visent à accroître la transparence, à améliorer les processus disciplinaires et à protéger les candidats contre les représentants malhonnêtes ou non autorisés.
Cette annonce intervient alors que le Canada continue de traiter des centaines de milliers de demandes d’immigration et de citoyenneté chaque année, créant une forte demande de conseils et de représentation professionnels en matière d’immigration.
Quelles sont les nouvelles règles pour les consultants en immigration ?
Le nouveau règlement introduit plusieurs changements majeurs dans la façon dont les consultants en immigration et en citoyenneté sont réglementés au Canada.
Le gouvernement affirme que ces mesures renforceront l’intégrité du système d’immigration tout en donnant aux candidats une plus grande confiance lorsqu’ils choisissent une représentation professionnelle.
Selon les nouvelles règles, le Collège des consultants en immigration et citoyenneté pourra :
- Augmenter les sanctions pour les consultants qui enfreignent les règles professionnelles
- Renforcer le traitement des plaintes et les procédures disciplinaires
- Publier plus d’informations sur les consultants agréés dans le registre public à partir d’avril 2027.
- Améliorer les procédures d’enquête en cas de faute
- Opérer sous de nouvelles exigences de reporting conçues pour accroître la transparence
- Gérer un fonds d’indemnisation pour les victimes de consultants malhonnêtes
- Faire face à une éventuelle intervention fédérale si le conseil d’administration du Collège ne parvient pas à assumer ses responsabilités
Le gouvernement fédéral s’est également donné le pouvoir de nommer quelqu’un pour assumer les fonctions du conseil d’administration du Collège en cas de problèmes de gouvernance.
Le règlement a été publié pour la première fois sous forme d’ébauche dans la Gazette du Canada en décembre 2024, permettant aux parties prenantes de fournir leurs commentaires avant la mise en œuvre.
Pourquoi le Canada renforce-t-il sa surveillance?
La fraude en matière d’immigration et la représentation non autorisée demeurent des préoccupations constantes dans le système d’immigration du Canada.
De nombreux candidats dépensent des sommes importantes en services d’immigration, souvent tout en naviguant dans des systèmes juridiques inconnus et dans des délais serrés. Le gouvernement affirme que les consultants malhonnêtes peuvent entraîner des pertes financières, des refus de candidature et des problèmes d’immigration à long terme pour les candidats vulnérables.
En annonçant les changements, le ministre Diab a déclaré que les personnes qui cherchent un avenir au Canada « méritent d’avoir accès à des conseils honnêtes et fiables en matière d’immigration et de citoyenneté ».
Le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté a été créé en 2021 pour réglementer les consultants en immigration à l’échelle nationale. Contrairement aux barreaux provinciaux qui réglementent les avocats, l’Ordre est entièrement financé par les droits d’inscription payés par les consultants plutôt que par le financement gouvernemental.
Avocats en immigration vs consultants – Ce que les candidats doivent savoir
L’annonce attire également une attention renouvelée sur le rôle des consultants en immigration par rapport à celui des avocats spécialisés en immigration.
En vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés du Canada, les avocats agréés et les consultants réglementés peuvent fournir des conseils en matière d’immigration et représenter les demandeurs dans de nombreuses questions d’immigration.
Il existe cependant des différences importantes entre les deux professions.
Avocats canadiens en immigration
Les avocats spécialisés en immigration sont des professionnels du droit agréés et réglementés par les barreaux provinciaux ou territoriaux.
Pour devenir avocat au Canada, les candidats doivent généralement :
- Compléter un diplôme de premier cycle
- Fréquenter une faculté de droit pendant trois ans
- Réussir un examen du barreau provincial
- Stage complet ou formation juridique supervisée
Les avocats peuvent fournir des conseils juridiques sur toutes les questions d’immigration et sont les seuls représentants autorisés à comparaître devant la Cour fédérale lors des procédures de contrôle judiciaire.
Cela devient particulièrement important si une demande d’immigration est refusée et que le demandeur souhaite contester la décision devant un tribunal.
Les avocats sont également formés pour traiter des questions juridiques complexes concernant l’interdiction de territoire, la criminalité, les demandes d’asile, les appels, les problèmes médicaux et les domaines du droit qui se chevauchent.
Leurs communications avec les clients sont protégées par le secret professionnel de l’avocat, qui offre de solides protections en matière de confidentialité.
Les barreaux imposent également des obligations éthiques strictes et des exigences de développement professionnel continu.
Consultants en immigration canadienne
Les consultants en immigration sont réglementés par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté.
Pour devenir consultant réglementé en immigration canadienne, les candidats doivent suivre une formation spécialisée en immigration et réussir un examen d’entrée à la pratique.
Les consultants sont autorisés à fournir des conseils en matière d’immigration et à aider avec les demandes, les permis, les parrainages et les questions de citoyenneté.
Certains consultants obtiennent également une autorisation supplémentaire pour comparaître devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada via la catégorie de permis CRIC-CISR.
Les consultants fournissent souvent des services moins coûteux que les avocats et peuvent convenir à des cas d’immigration simples tels que des permis de travail, des permis d’études ou des demandes de résidence permanente standard.
Cependant, les consultants ne peuvent pas représenter leurs clients devant les tribunaux fédéraux.
Pourquoi certains candidats choisissent des avocats pour des dossiers complexes
Pour les questions d’immigration complexes, de nombreux candidats choisissent des avocats en raison de leur formation juridique plus approfondie et de leur capacité à gérer les procédures judiciaires.
Les cas complexes peuvent inclure :
- Interdiction de territoire pour motif criminel
- Interdiction de territoire pour raisons médicales
- Demandes d’asile
- Contrôles judiciaires
- Allégations de fausses déclarations
- Appels
- Litiges en matière d’immigration d’affaires
Les avocats sont également formés pour élaborer des arguments juridiques capables de résister à un examen judiciaire en cas de refus.
Parallèlement, de nombreux consultants réglementés traitent avec succès les demandes d’immigration courantes et fournissent des conseils précieux pour les cas standards.
Le bon choix dépend souvent de la complexité du cas, du budget, des préférences linguistiques et du type de représentation requis.
Le Québec a des règles distinctes en matière de représentation en matière d’immigration
Le Québec fonctionne dans le cadre de son propre accord d’immigration avec le gouvernement fédéral et dispose de règles supplémentaires régissant qui peut représenter les candidats devant le ministère de l’Immigration de la province.
Les représentants autorisés au Québec comprennent :
- Members of the Barreau du Québec
- Members of the Chambre des notaires du Québec
- Personnes spécialement autorisées
- Consultants en immigration inscrits au Registre des consultants en immigration du Québec
Les candidats ayant l’intention de s’établir au Québec doivent s’assurer que leur représentant est autorisé en vertu du cadre distinct du Québec.
La transparence et la responsabilité deviennent de plus grandes priorités
Les nouvelles réglementations reflètent la pression croissante exercée sur le système d’immigration pour améliorer la responsabilité alors que le Canada continue d’accueillir un grand nombre de nouveaux arrivants chaque année.
Le gouvernement affirme qu’une surveillance plus stricte des consultants contribuera à protéger les candidats tout en améliorant la confiance dans le processus d’immigration.
À compter d’avril 2027, des informations supplémentaires sur les consultants agréés apparaîtront dans le registre public de l’Ordre, permettant ainsi aux candidats de vérifier plus facilement si un représentant est autorisé et en règle.
Le gouvernement affirme également que des règles d’enquête plus claires et des outils disciplinaires plus solides contribueront à améliorer la confiance du public dans la profession.
FAQ
Qu’est-ce que le Collège des consultants en immigration et citoyenneté ?
Le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté est l’organisme de réglementation national des consultants agréés en immigration et en citoyenneté au Canada. Il a été créé en 2021 et supervise les licences, les normes professionnelles, les plaintes, la discipline et la protection du public pour les consultants en immigration opérant partout au Canada.
Quand la nouvelle réglementation canadienne sur les consultants en immigration entre-t-elle en vigueur ?
La nouvelle réglementation entre en vigueur le 15 juillet 2026. Certaines mesures de transparence, notamment une information élargie sur le registre public des consultants, débuteront en avril 2027.
Quelle est la différence entre un avocat spécialisé en droit de l’immigration et un consultant ?
Les avocats spécialisés en immigration sont des professionnels du droit agréés qui peuvent comparaître devant le tribunal et fournir une représentation juridique dans des affaires d’immigration complexes. Les consultants sont des spécialistes réglementés de l’immigration qui peuvent aider à traiter de nombreuses demandes d’immigration, mais ne peuvent pas représenter leurs clients devant les tribunaux fédéraux.
Les consultants en immigration peuvent-ils représenter des clients auprès de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié ?
Seuls les consultants détenant la catégorie de permis CRIC-CISR peuvent représenter des clients devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada. Une formation spécialisée complémentaire est requise pour cette autorisation.
Comment les candidats peuvent-ils vérifier si un représentant en immigration est légitime ?
Les candidats doivent confirmer que les avocats sont membres en règle d’un barreau provincial ou que les consultants sont agréés par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté. Les candidats du Québec doivent également vérifier les exigences d’autorisation provinciales.








