Sur cette page vous trouverez :
- Tendance annuelle de l’immigration au Canada de 2015 à 2025
- Comment 2025 se compare aux récents records
- L’orientation politique sous Mark Carney
- Comparaison avec les objectifs d’immigration 2026-2028
- Ce que ce changement signifie pour les futurs nouveaux arrivants
Le Canada a admis 393 750 nouveaux résidents permanents en 2025, marquant un changement notable par rapport aux records observés dans les années qui ont immédiatement suivi la pandémie et signalant une nouvelle phase dans la politique d’immigration fédérale sous Mark Carney.
Ce chiffre représente une légère baisse par rapport à 483 655 en 2024 et 471 820 en 2023, alors qu’Ottawa s’oriente vers un système d’immigration plus contrôlé et « durable » qui équilibre les besoins économiques avec les pressions en matière de logement et d’infrastructures.
Une décennie de croissance de l’immigration – et un tournant
Le système d’immigration du Canada s’est considérablement développé au cours de la dernière décennie, avec une croissance régulière interrompue seulement par la pandémie :

Le chiffre de 2025 représente une nette correction après deux années de fréquentations historiquement élevées. Bien qu’il soit encore élevé par rapport aux niveaux d’avant la pandémie, il confirme que le Canada s’est éloigné d’une expansion rapide.
L’ère Carney – De l’expansion au contrôle
Sous Mark Carney, la politique d’immigration est passée d’une croissance agressive à une stabilité gérée.
Le gouvernement a défini cette approche comme étant nécessaire pour répondre :
- Pressions sur l’abordabilité du logement
- Pression sur les soins de santé et les services publics
- Capacité d’intégration dans les grandes villes
- Inquiétude du public face au rythme de la croissance démographique
Plutôt que de réduire fortement l’immigration, Ottawa a opté pour un ralentissement calibré, maintenant le nombre d’immigration à un niveau élevé par rapport aux normes historiques, mais inférieur aux sommets récents.
Comment 2025 se compare aux objectifs prévus
Le total de 393 750 pour 2025 correspond étroitement à l’objectif prévu par le gouvernement de 395 000 dans le cadre du Plan des niveaux d’immigration 2025-2027.
Pour l’avenir, le Canada établit un point de référence plus bas et plus stable :
- Objectif 2026 : 380 000
- Objectif 2027 : 380 000
- Objectif 2028 : 380 000
Cela représente une réduction délibérée d’environ 13 750 entrées par rapport aux niveaux de 2025, suivie d’une trajectoire stable jusqu’en 2028.
Stabilité de l’immigration permanente
Même si les chiffres globaux se modèrent, la structure de l’immigration reste cohérente :
- L’immigration économique continue de dominer, représentant environ 60 à 65 pour cent des admissions
- Le regroupement familial reste stable, autour de 20 à 22 pour cent
- Les réfugiés et les personnes protégées continuent de représenter environ 13 pour cent
L’accent se déplace du volume vers les résultats, en mettant davantage l’accent sur :
- Alignement sur le marché du travail
- Répartition régionale via le Programme des candidats des provinces
- Transitions au Canada du statut temporaire au statut permanent
Résidents temporaires – La plus grande réinitialisation
Le changement politique le plus important ne concerne pas l’immigration permanente, mais les niveaux de résidence temporaire.
En 2025, le Canada a admis environ 673 650 résidents temporaires. Avec le nouveau plan, ce chiffre diminue fortement :
- 2026 : 385 000
- 2027 : 370 000
- 2028 : 370 000
Cette réduction de plus de 40 pour cent reflète l’objectif du gouvernement de ramener les résidents temporaires en dessous de 5 pour cent de la population.
Ce que cela signifie pour l’immigration au Canada
Le chiffre de 393 750 en 2025 marque une année de transition.
Le Canada demeure l’un des systèmes d’immigration les plus ouverts au monde, mais l’orientation a changé :
- Une croissance plus lente que l’expansion
- Accent accru sur l’impact économique
- Apport plus contrôlé dans toutes les catégories
Pour les immigrants potentiels, cela signifie que la concurrence pourrait augmenter, en particulier dans les programmes économiques tels qu’Entrée express et les nominations provinciales.
Une réinitialisation mesurée, pas un recul
Le système d’immigration du Canada ne rétrécit pas. Au lieu de cela, il s’agit d’un recalibrage.
Le passage de près de 484 000 nouveaux arrivants en 2024 à 393 750 en 2025, suivi d’un chiffre stable de 380 000 par an, reflète une stratégie à long terme visant à stabiliser la croissance démographique tout en maintenant les avantages économiques.
Le succès de cette approche dépendra de la capacité du Canada à équilibrer son besoin de talents avec les réalités du logement, des infrastructures et des services publics.
FAQ
Combien d’immigrants le Canada a-t-il accueilli en 2025 ?
Le Canada a admis 393 750 résidents permanents en 2025. Ce chiffre était légèrement inférieur à l’objectif prévu de 395 000 et marque une diminution par rapport aux niveaux records observés en 2023 et 2024, reflétant une évolution vers une croissance de l’immigration plus contrôlée.
Pourquoi les chiffres de l’immigration ont-ils diminué en 2025 ?
Cette réduction reflète un changement de politique vers la durabilité. Le gouvernement vise à équilibrer l’immigration avec l’offre de logements, la capacité des infrastructures et les services publics, plutôt que de poursuivre l’expansion rapide observée après la pandémie.
Quels sont les objectifs d’immigration du Canada pour 2026 à 2028 ?
Le Canada prévoit d’admettre 380 000 résidents permanents chaque année de 2026 à 2028. Cela représente un niveau stable et légèrement inférieur à celui de 2025, signalant une évolution vers un apport d’immigration prévisible et contrôlé.
Le Canada donne-t-il toujours la priorité à l’immigration économique ?
Oui. L’immigration économique reste la catégorie la plus importante, représentant environ 60 à 65 pour cent du total des admissions. Des programmes tels qu’Entrée express et le Programme des candidats des provinces continuent de jouer un rôle central.
Qu’arrive-t-il aux résidents temporaires au Canada?
Le nombre de résidents temporaires est considérablement réduit. Les admissions passeront d’environ 673 650 en 2025 à 385 000 en 2026, alors que le gouvernement s’efforce de ramener la population temporaire en dessous de 5 pour cent de la population totale du Canada.








