Le Canada réduit de plus de moitié les arrivées de travailleurs temporaires en deux ans


Sur cette page, vous trouverez

  • Une répartition des arrivées de travailleurs temporaires en baisse
  • Principales tendances dans les programmes de TET et d’IMP
  • Qu’est-ce qui explique la baisse des chiffres
  • Modèles saisonniers et ce qu’ils montrent
  • Ce que cela signifie pour les employeurs et les immigrants

Le Canada a considérablement réduit le nombre de nouveaux travailleurs temporaires entrant dans le pays, les arrivées dans le cadre des programmes clés ayant diminué de plus de moitié depuis le début de 2024. Les dernières données fédérales indiquent un changement de politique clair et durable visant à resserrer les niveaux d’immigration temporaire.

Une forte baisse dans les deux principaux flux de travailleurs

Les données montrent une baisse spectaculaire des arrivées dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires et du Programme de mobilité internationale.

En janvier 2024, le Canada a accueilli 6 525 travailleurs étrangers temporaires. En janvier 2026, ce nombre était tombé à seulement 2 675. Cela représente une baisse de près de 60 pour cent.

Le programme de mobilité internationale a connu une contraction encore plus forte. Les arrivées mensuelles sont passées de 26 620 en janvier 2024 à 9 175 en janvier 2026, soit une baisse d’environ 65 pour cent.

La tendance est constante sur toute la période. Alors que le début de 2024 a été marqué par de forts afflux, en particulier au cours des mois du printemps, les chiffres ont diminué régulièrement jusqu’à la fin de 2024 et ont encore diminué tout au long de 2025.

Pic de 2024 suivi d’un resserrement soutenu

Le premier semestre 2024 semble désormais marquer un point culminant avant l’entrée en vigueur des changements politiques.

En mars 2024, le nombre d’arrivées dans le cadre du Programme de mobilité internationale a bondi à plus de 56 000, reflétant probablement une combinaison de demande saisonnière et d’arriérés de traitement. Le nombre de travailleurs étrangers temporaires a également culminé en avril et mai 2024, à plus de 10 000 par mois.

Toutefois, à partir de la mi-2024, les arrivées ont commencé à diminuer. Fin 2025, le total mensuel était tombé à environ 2 000 à 3 000 pour les travailleurs étrangers temporaires et entre 7 000 et 11 000 pour les participants aux programmes de mobilité.

Cela suggère que le Canada a délibérément réduit les flux entrants plutôt que de connaître une fluctuation à court terme.

Un nouveau niveau de référence plus bas pour l’immigration temporaire

Fin 2025, les deux programmes semblent s’être stabilisés à des niveaux nettement inférieurs.

Les arrivées de travailleurs étrangers temporaires, qui dépassaient régulièrement les 10 000 par mois début 2024, se rapprochent désormais des 2 000 à 3 000. De même, les arrivées au titre du Programme de mobilité internationale se sont établies bien en dessous des normes précédentes.

La tendance saisonnière reste visible, avec des augmentations modestes au printemps et en été, mais le plafond global a considérablement baissé. Cela témoigne d’une révision structurelle du nombre de travailleurs temporaires que le Canada est prêt à admettre.

Un changement de politique à l’origine du déclin

Cette baisse s’aligne étroitement sur les efforts fédéraux visant à réduire le nombre de résidents temporaires au Canada.

Ottawa a signalé une évolution vers des niveaux d’immigration plus contrôlés et plus durables, en mettant particulièrement l’accent sur la réduction de la pression sur le logement, les infrastructures et les services publics.

Les mesures introduites depuis 2024 comprennent des règles plus strictes pour les employeurs qui embauchent dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires, ainsi que des efforts plus larges pour limiter la croissance des populations de résidents temporaires.

Les données suggèrent que ces politiques ont désormais un impact mesurable sur les arrivées.

Ce que cela signifie pour les employeurs et les immigrants

Pour les employeurs, la baisse des arrivées est susceptible d’accroître la concurrence pour la main-d’œuvre, en particulier dans les secteurs qui dépendent fortement des travailleurs étrangers temporaires. Les entreprises peuvent être confrontées à de plus grandes difficultés pour pourvoir les postes, en particulier pendant les périodes saisonnières de pointe.

Pour les immigrants potentiels, la tendance indique moins de voies d’entrée par le biais du travail temporaire. En conséquence, des programmes tels que les volets des candidats des provinces et les parcours de résidence permanente pourraient devenir plus importants.

Les chiffres soulignent également un changement plus large dans la stratégie d’immigration du Canada. Après des années d’expansion, l’accent est désormais mis sur une gestion plus stricte des volumes.

Un tournant dans l’approche canadienne en matière d’immigration

La baisse soutenue des arrivées de travailleurs temporaires marque un tournant important. Le Canada n’augmente plus les flux entrants pour répondre à la demande de main-d’œuvre à tout prix. Au lieu de cela, il réduit activement ces chiffres pour s’aligner sur des priorités économiques et sociales plus larges.

Si les tendances actuelles se poursuivent, le niveau de référence plus bas observé à la fin de 2025 et au début de 2026 pourrait représenter la nouvelle norme pour l’immigration temporaire au Canada.


FAQ

Pourquoi les arrivées de travailleurs temporaires au Canada diminuent-elles ?

Le Canada réduit activement le nombre de résidents temporaires pour alléger la pression sur le logement et les services. Les changements politiques intervenus depuis 2024 ont resserré l’accès aux permis de travail et limité le recours à la main-d’œuvre étrangère par les employeurs, entraînant une baisse soutenue des arrivées.

Quelle est la différence entre les programmes TET et IMP ?

Le Programme des travailleurs étrangers temporaires exige que les employeurs obtiennent une évaluation de l’impact sur le marché du travail. Le Programme de Mobilité Internationale permet d’embaucher sans cette étape dans certains cas, comme les mutations intra-entreprise ou les accords internationaux.

La baisse des effectifs a-t-elle été soudaine ou progressive ?

Le déclin a été progressif mais constant. Après de fortes entrées de capitaux au début de 2024, les chiffres ont chuté jusqu’à la fin de 2024 et ont encore chuté en 2025, ce qui indique une réduction délibérée motivée par la politique plutôt qu’une fluctuation à court terme.

La saisonnalité affecte-t-elle toujours les arrivées de travailleurs ?

Oui, les tendances saisonnières demeurent, avec des arrivées plus élevées au printemps et en été. Toutefois, les volumes globaux sont nettement inférieurs à ceux des années précédentes, ce qui suggère une réduction du plafond plutôt qu’un changement de calendrier.

Qu’est-ce que cela signifie pour les futurs immigrants ?

La diminution des possibilités de travail temporaire peut rendre plus difficile l’entrée au Canada au moyen d’un permis de travail. Cela pourrait accroître la concurrence et déplacer l’attention vers les voies de résidence permanente telles que l’Entrée express et les programmes des candidats des provinces.



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