IRCC fixe de nouveaux objectifs de traitement alors que le projet de loi C-3 élargit les demandes de citoyenneté par filiation


Sur cette page vous trouverez :

  • Nouveaux objectifs de traitement de la citoyenneté d’IRCC pour 2026-2027
  • Comment la technologie et l’IA devraient améliorer les services à la citoyenneté
  • Pourquoi le nombre de nouveaux citoyens a fortement diminué en 2025
  • Comment le projet de loi C-3 a modifié les règles de citoyenneté par filiation
  • Ce que le nouveau cadre signifie désormais pour les candidats

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a fixé de nouveaux objectifs opérationnels pour le traitement de la citoyenneté en même temps que la loi canadienne sur la citoyenneté a ouvert la porte à un groupe beaucoup plus large de demandes de citoyenneté selon l’ascendance.

Dans son plan départemental 2026-2027, IRCC indique qu’il vise à traiter au moins 80 % des demandes d’octroi de citoyenneté dans un délai de 12 mois. Le ministère s’est également fixé comme objectif qu’au moins 96 % des décisions d’octroi de la citoyenneté répondent aux normes du programme de gestion de la qualité de la citoyenneté.

Ces objectifs de service surviennent alors que le projet de loi C-3 a modifié de façon permanente les règles canadiennes en matière de citoyenneté par filiation, mettant fin à la limite de première génération pour de nombreuses familles concernées et créant un nouveau cadre juridique pour les réclamations futures.

Ensemble, ces développements montrent comment le système de citoyenneté du Canada évolue sur deux fronts à la fois : un traitement plus rapide pour les demandeurs de citoyenneté standard et une reconnaissance plus large pour de nombreuses personnes revendiquant la citoyenneté par l’intermédiaire d’un parent, d’un grand-parent ou même d’un ancêtre antérieur canadien.

IRCC vise un traitement plus rapide des demandes de citoyenneté

Le nouveau plan d’IRCC se concentre fortement sur la prestation de services.

Pour 2026-2027, le ministère affirme qu’il s’efforcera de renforcer l’efficacité opérationnelle et l’intégrité des programmes en prenant des décisions sur les demandes de subvention de citoyenneté dans les 12 mois suivant leur réception, tout en continuant de respecter les normes du programme. L’objectif officiel est de compléter au moins 80 % des demandes d’octroi de citoyenneté dans ce délai.

Le ministère souhaite également qu’au moins 96 % des décisions d’octroi de la citoyenneté répondent aux normes de qualité internes. Cet objectif est important car il montre qu’IRCC ne promet pas simplement un traitement plus rapide. Cela montre également que l’exactitude et la cohérence restent essentielles au système de citoyenneté.

Pour les candidats, le message est simple. IRCC souhaite un processus plus rapide et plus prévisible, mais il ne veut pas que la rapidité se fasse au détriment de la qualité des décisions.

La technologie et l’IA joueront un rôle plus important

Le plan ministériel indique clairement que la technologie sera au cœur de la manière dont IRCC tente d’atteindre ces objectifs.

Le ministère affirme qu’il tirera parti de la technologie pour améliorer l’efficacité du traitement et la détection des risques dans le cadre des tests de connaissances en matière de citoyenneté, de l’évaluation des demandes et des communications avec les clients. Il prévoit également d’améliorer les procédures et de renforcer la formation pour accroître l’agilité dans le traitement des demandes.

Cela s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges d’IRCC visant à moderniser ses systèmes grâce à des outils numériques et à une utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Dans la pratique, les candidats peuvent s’attendre à un système qui s’appuie davantage sur les communications numériques, des flux de travail internes rationalisés et un examen assisté par la technologie.

Cela ne veut pas dire que l’IA remplacera la prise de décision. Le plan plus large d’IRCC souligne que la technologie est destinée à soutenir les agents, à améliorer la productivité et à renforcer la prestation de services tout en maintenant l’équité, la transparence et la responsabilité.

Le nombre de nouveaux citoyens a chuté en 2025

Les nouveaux objectifs de traitement font suite à une baisse notable du nombre de personnes devenues citoyens canadiens en 2025.

Le Canada a accordé la citoyenneté à 375 695 personnes en 2022, 380 005 en 2023 et 375 445 en 2024. En 2025, ce chiffre est tombé à 293 920.

Cela représente une baisse de plus de 81 000 par rapport à 2024. Après trois années de résultats relativement stables, cette baisse donne un contexte supplémentaire aux efforts d’IRCC pour un traitement des demandes de citoyenneté plus rapide et plus efficace en 2026-2027.

Les chiffres n’expliquent pas à eux seuls pourquoi ce chiffre a diminué. Mais ils montrent pourquoi la performance opérationnelle est désormais plus importante. Si IRCC souhaite stabiliser ou améliorer les résultats en matière de citoyenneté, il devra traiter les demandes efficacement tout en maintenant la qualité.

Le projet de loi C-3 a modifié les règles de citoyenneté par filiation

Alors qu’IRCC tente d’améliorer le traitement quotidien des demandes de citoyenneté, le cadre juridique des demandes de citoyenneté selon l’ascendance a considérablement changé.

Le projet de loi C-3, qui modifiait la Loi sur la citoyenneté, a mis fin définitivement à la limite de première génération qui empêchait de nombreuses personnes nées à l’étranger d’être reconnues comme citoyens canadiens. Selon l’ancienne règle, la citoyenneté ne pouvait généralement être transmise qu’à une seule génération née à l’extérieur du Canada.

Cette limite a donné naissance à de nombreux « Canadiens perdus », des personnes qui ont été exclues de la citoyenneté non pas parce que leur famille n’avait pas de lien avec le Canada, mais parce que leur parent canadien était également né ou adopté à l’extérieur du Canada.

Le projet de loi C-3 a corrigé ce problème. Les personnes admissibles en vertu de la loi modifiée sont désormais considérées comme des citoyens canadiens et peuvent demander une preuve de citoyenneté. Il ne s’agit pas d’une proposition future ni d’une politique temporaire. C’est désormais une loi établie.

Deux groupes différents suivront de près

Ces changements concernent deux groupes de candidats très différents.

Le premier groupe est constitué de résidents permanents qui demandent des bourses de citoyenneté de la manière habituelle. Pour eux, les questions clés sont de savoir à quelle vitesse IRCC traitera les demandes, si l’objectif de 12 mois sera atteint et comment les outils numériques peuvent changer l’expérience client.

Le deuxième groupe est constitué de personnes cherchant une preuve de citoyenneté en vertu des nouvelles règles de filiation. Pour eux, la porte juridique est peut-être désormais ouverte, mais le défi pratique consistera souvent à prouver la chaîne familiale avec les preuves documentaires appropriées.

En d’autres termes, le système de citoyenneté pourrait devenir plus rapide pour certaines personnes et plus accessible pour d’autres – mais aussi plus exigeant en termes de collecte de dossiers et d’interprétation juridique.

Ce que cela signifie pour IRCC

Pour IRCC lui-même, le défi est de taille.

Le ministère tente d’améliorer le traitement standard des demandes de citoyenneté tout en évoluant dans un environnement juridique dans lequel davantage de personnes pourraient désormais avoir droit à la citoyenneté canadienne par filiation. Cela signifie qu’il doit à la fois gérer la prestation des services, maintenir la qualité des décisions et s’adapter à des dossiers de preuve de citoyenneté potentiellement plus complexes.

Le recours à la technologie, de meilleures procédures et une meilleure formation du personnel seront tous importants si le ministère veut atteindre ses objectifs pour 2026-2027 tout en répondant efficacement au projet de loi C-3.

Un système de citoyenneté en transition

Le système de citoyenneté du Canada entre dans une nouvelle phase.

Le plan ministériel d’IRCC établit des objectifs clairs pour un traitement plus rapide et une meilleure qualité des décisions. Parallèlement, le projet de loi C-3 a élargi les demandes de citoyenneté selon la filiation en supprimant l’ancienne limite de première génération pour de nombreuses familles et en la remplaçant par un nouveau cadre de liens substantiels pour les cas futurs.

Pour les candidats, le résultat est un système qui devient à la fois plus moderne et, dans certains domaines, plus inclusif. Pour IRCC, cela signifie que la pression est désormais exercée pour assurer à la fois l’efficacité et la certitude juridique dans l’une des parties les plus importantes du cadre d’immigration du Canada.


FAQ

Quels sont les nouveaux objectifs d’IRCC en matière de traitement de la citoyenneté pour 2026-2027 ?

IRCC affirme son objectif de traiter au moins 80 % des demandes d’octroi de citoyenneté dans un délai de 12 mois. Il souhaite également qu’au moins 96 % des décisions d’octroi de la citoyenneté répondent aux normes de qualité internes. Ces objectifs montrent que le ministère se concentre à la fois sur un service plus rapide et sur une prise de décision précise et cohérente.

Qu’est-ce que le projet de loi C-3 a changé concernant les demandes de citoyenneté selon l’ascendance ?

Le projet de loi C-3 a mis fin à la limite de première génération pour de nombreuses familles touchées. Cette vieille règle empêchait la transmission de la citoyenneté au-delà d’une génération née à l’étranger. En vertu de la loi modifiée, de nombreuses personnes auparavant exclues peuvent désormais être reconnues comme citoyens canadiens et peuvent demander une preuve de citoyenneté en vertu de la Loi sur la citoyenneté.

Puis-je maintenant revendiquer la citoyenneté canadienne par l’intermédiaire d’un grand-parent ou d’un arrière-grand-parent?

Peut-être. Le projet de loi C-3 permet à la citoyenneté de se transmettre à travers plusieurs générations dans de nombreux cas passés où la limite de première génération avait coupé la ligne de filiation. L’éligibilité dépend de la chaîne juridique de citoyenneté et des pièces justificatives. Chaque cas dépend des antécédents familiaux spécifiques et des preuves documentaires disponibles.

Le projet de loi C-3 accorde-t-il automatiquement la citoyenneté ou dois-je quand même en faire la demande?

Pour les personnes couvertes par la loi, la citoyenneté est reconnue de plein droit plutôt que accordée comme un nouvel avantage. Cependant, la plupart des gens devront quand même demander une preuve de citoyenneté pour obtenir une confirmation officielle. En pratique, cela signifie demander un certificat de citoyenneté appuyé par des preuves documentaires complètes.

Pourquoi certaines demandes de citoyenneté par filiation sont-elles si complexes ?

De nombreuses réclamations impliquent plusieurs générations, des lois historiques sur la citoyenneté, des naissances à l’étranger, des adoptions, des changements de nom et des dossiers de plusieurs pays. Le changement juridique est peut-être clair, mais prouver son éligibilité peut encore être exigeant. Le succès dépend souvent de la constitution d’une chaîne documentaire complète et cohérente qui étaye la demande en vertu de la loi modifiée.



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