Sur cette page vous trouverez :
- Les marchés du travail les plus solides au Canada en 2026
- Pourquoi l’Alberta et la Saskatchewan obtiennent de meilleurs résultats
- Le problème croissant du chômage en Ontario
- L’impact des tensions commerciales et des changements démographiques
- Tableau des 10 principaux marchés du travail au Canada
- Ce que les tendances signifient pour les immigrants et les travailleurs
- FAQ sur les tendances du marché du travail régional au Canada
Le marché du travail du Canada montre des divisions régionales croissantes, les villes pétrolières et riches en ressources surperformant tandis que les centres manufacturiers de l’Ontario continuent de s’affaiblir, selon le dernier rapport sur le marché du travail régional de BMO Economics.
Le rapport, rédigé par Robert Kavcic, économiste principal à BMO, révèle que le Canada a perdu 95 000 emplois au premier trimestre de 2026, ce qui représente la plus faible performance trimestrielle depuis la pandémie.
Même si le taux de chômage national a légèrement diminué, le tableau d’ensemble révèle des conditions économiques inégales à travers le pays.
Les villes ressources dominent les marchés du travail les plus solides du Canada
Le rapport révèle que les villes axées sur les ressources continuent d’afficher la plus forte croissance de l’emploi et les taux de chômage les plus bas du pays.
Calgary se classe au premier rang des marchés du travail au Canada, suivie de Saskatoon, Edmonton, Regina et Sudbury.
BMO a déclaré que le marché du travail de l’Alberta s’est considérablement renforcé, la croissance de l’emploi dans la province atteignant 4 pour cent sur un an. Le taux de chômage de l’Alberta est également tombé en dessous de celui de la Colombie-Britannique pour la première période soutenue depuis le boom énergétique du milieu des années 2010.
Pendant ce temps, l’emploi combiné en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique a diminué de 0,4 pour cent d’une année à l’autre.
Les 10 principaux marchés du travail au Canada
| Rang | Ville | Changement d’une année sur l’autre | Croissance démographique | Croissance de l’emploi | Taux de chômage | Taux d’emploi |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Calgary, Alberta | ↑ 3 | 3,6% | 4,2% | 6,7% | 66,4% |
| 2 | à Saskatoon, Saskatchewan | ↑ 1 | 3,4% | 3,5% | 5,2% | 66,7% |
| 3 | Edmonton, Alberta | ↑ 21 | 2,9% | 5,2% | 6,5% | 64,5% |
| 4 | Régina, Saskatchewan | ↑ 6 | 2,6% | 4,4% | 6,0% | 65,5% |
| 5 | Sudbury, Ontario | ↑ 15 | 1,6% | 7,0% | 5,9% | 60,5% |
| 6 | Sherbrooke, Québec | ↑ 11 | 0,9% | 5,0% | 4,3% | 59,8% |
| 7 | Abbotsford, Colombie-Britannique | ↑ 14 | 0,9% | 4,0% | 5,7% | 64,0% |
| 8 | Peterborough (Ontario) | ↑ 23 | 2,2% | 0,1% | 5,4% | 54,9% |
| 9 | Brantford, Ontario | ↑ 17 | 2,5% | 4,2% | 6,3% | 61,7% |
| 10 | Kelowna, Colombie-Britannique | ↑ 20 | 0,7% | 12,6% | 7,0% | 58,6% |
Source : Bulletin de rapport sur le marché du travail régional de BMO Économique, avril 2026.
La ceinture manufacturière de l’Ontario fait face à une faiblesse croissante
À l’autre extrémité du classement, les villes ontariennes à forte composante manufacturière subissent une pression croissante.
Londres se classe au dernier rang des principaux marchés du travail du Canada, avec un taux de chômage de 9,1 pour cent, le plus élevé au pays.
Windsor, St. Catharines, Barrie et Kitchener se classent également près du bas du classement.
BMO a déclaré que l’Ontario a désormais le taux de chômage le plus élevé en dehors de Terre-Neuve-et-Labrador, soit 7,6 pour cent. L’écart entre l’Ontario et la moyenne nationale se rapproche de l’écart non pandémique le plus important jamais enregistré.
Le rapport relie en partie cette faiblesse aux tensions commerciales et au ralentissement de l’activité manufacturière.
Les plafonds démographiques affectent également le sud de l’Ontario
BMO a également souligné les restrictions fédérales sur les résidents non permanents comme un autre facteur affectant le marché du travail de l’Ontario.
Le sud de l’Ontario a connu certains des ralentissements les plus marqués de la croissance démographique en raison des plafonds imposés au nombre de résidents temporaires, y compris les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers.
Cela pourrait réduire la croissance de la main-d’œuvre dans la région tout en pesant sur l’activité économique dans son ensemble.
Ce que cela signifie pour les immigrants et les travailleurs
Le rapport met en évidence une fracture croissante en matière d’opportunités à travers le Canada.
Pour les immigrants et les travailleurs étrangers temporaires, l’Ouest canadien continue d’offrir certaines des conditions d’emploi les plus solides, notamment dans les domaines de l’énergie, de la construction, des transports et des métiers spécialisés.
Pendant ce temps, les régions fortement manufacturières de l’Ontario pourraient rester sous pression si l’incertitude commerciale persiste.
Les résultats renforcent également la raison pour laquelle des provinces comme l’Alberta et la Saskatchewan continuent de compter fortement sur les programmes d’immigration économique pour combler les pénuries de main-d’œuvre.
Des risques économiques plus larges subsistent
BMO a prévenu que le marché du travail canadien montre désormais « des variations régionales croissantes sous la surface ».
La banque a déclaré que les tendances actuelles s’alignent sur un contexte économique plus large façonné par :
- Tensions commerciales
- Faiblesse manufacturière
- Prix du pétrole élevés
- Croissance démographique plus lente
- Conditions générales d’embauche plus souples
Même si les chiffres nationaux de l’emploi au Canada peuvent sembler relativement stables, le rapport suggère que la situation régionale sous-jacente devient de plus en plus inégale.
Foire aux questions
Quelle ville canadienne a le marché du travail le plus fort en 2026 ?
Calgary s’est classée comme le marché du travail le plus solide au Canada dans le rapport de BMO d’avril 2026. La ville a bénéficié d’une forte croissance de l’emploi, d’un chômage relativement faible et de la vigueur continue de l’économie énergétique de l’Alberta.
Quelles provinces obtiennent les meilleurs résultats en matière d’emploi ?
L’Alberta et la Saskatchewan sont actuellement en tête du classement du marché du travail canadien. Des villes comme Calgary, Edmonton, Saskatoon et Regina se classent parmi les plus dynamiques en raison de la forte activité du secteur des ressources et de l’accélération de la croissance de l’emploi.
Quelle ville canadienne a le taux de chômage le plus élevé ?
London, en Ontario, a enregistré le taux de chômage le plus élevé parmi les grandes villes canadiennes, soit 9,1 pour cent, selon le rapport de BMO. Plusieurs autres centres manufacturiers de l’Ontario se classent également parmi les derniers à l’échelle nationale.
Pourquoi le marché du travail de l’Ontario s’affaiblit-il?
Le rapport souligne la faiblesse du secteur manufacturier, les tensions commerciales et le ralentissement de la croissance démographique lié au plafonnement des résidents temporaires comme principales raisons expliquant le ralentissement des conditions du marché du travail en Ontario.
Qu’est-ce que cela signifie pour les immigrants au Canada?
Les résultats suggèrent que l’Ouest canadien pourrait actuellement offrir de meilleures perspectives d’emploi aux nouveaux arrivants, en particulier dans les secteurs des métiers spécialisés, de l’énergie, des transports et de la construction. L’Ontario demeure important sur le plan économique, mais certaines régions sont confrontées à des conditions d’embauche plus souples.






