Sur cette page, vous trouverez
- Comment le Canada est passé à la sélection des immigrants sur place
- L’impact des politiques en période de pandémie
- Tendances dans les parcours de permis d’études, de PMI et de PTET
- Ce que signale le ralentissement de 2026
- Ce que cela signifie pour les futurs immigrants
Le Canada a tranquillement transformé sa façon de sélectionner les nouveaux résidents permanents. Au lieu de s’appuyer principalement sur des candidats étrangers, le système fait désormais largement appel à des personnes déjà présentes dans le pays et bénéficiant de permis temporaires.
De nouvelles données sur les transitions de la résidence temporaire à la résidence permanente montrent que ce changement n’est plus temporaire. Il s’agit désormais d’un élément déterminant du système d’immigration du Canada.
Un système remodelé pendant la pandémie
Avant 2020, la plupart des résidents permanents étaient sélectionnés à l’étranger ou avaient quitté un statut temporaire en nombre relativement modeste.
Cela a radicalement changé pendant la pandémie.
Avec la fermeture des frontières, le Canada s’est replié sur lui-même. Le gouvernement fédéral a introduit des mesures ciblées pour convertir les résidents temporaires en résidents permanents, notamment le parcours de résident temporaire à résident permanent de 2021.
Le résultat a été une augmentation des transitions à l’intérieur du pays.
Les anciens titulaires de permis de travail du Programme de mobilité internationale ont connu l’augmentation la plus spectaculaire. Les chiffres sont passés de 70 825 en 2019 à 187 510 en 2021, soit presque le triple en seulement deux ans.
Les anciens titulaires de permis d’études ont également connu une forte augmentation, passant de 11 570 en 2019 à 22 680 en 2021.
Il ne s’agissait pas d’une croissance organique. Il s’agissait d’une réponse politique délibérée à des circonstances extraordinaires.

Un changement structurel, pas une hausse temporaire
Ce qui est frappant, c’est ce qui s’est passé ensuite.
Même après la pandémie, les chiffres de la transition ne sont pas revenus aux niveaux d’avant 2020. Au lieu de cela, ils se sont stabilisés à des volumes beaucoup plus élevés.
Les anciens participants au Programme de mobilité internationale ont continué de représenter la plus grande part des transitions :
- 2024 : 146 220
- 2025 : 147 305
- 2026 : 132 805
Ces chiffres sont à peu près le double des niveaux observés avant la pandémie.
Les anciens titulaires de permis d’études ont également maintenu des niveaux élevés, se stabilisant entre 20 000 et 25 000 par année.
Cela suggère que le Canada n’est pas revenu à son modèle précédent. Au lieu de cela, il a intégré la sélection dans le pays comme élément essentiel de son système d’immigration.
L’essor discret des transitions professionnelles
Même si une grande attention est portée aux parcours de mobilité des travailleurs hautement qualifiés, les données montrent également une augmentation progressive des transitions à partir du Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Les chiffres sont passés de seulement 3 295 en 2020 à 12 930 en 2026, le niveau le plus élevé de l’ensemble de données.
Bien qu’elle soit encore plus restreinte que les autres voies, cette tendance suggère une augmentation des possibilités pour les travailleurs des filières dirigées par l’employeur d’accéder à la résidence permanente.
Cela reflète également les besoins continus du marché du travail dans les secteurs qui dépendent des travailleurs étrangers temporaires.
2026 marque un tournant
Les derniers chiffres montrent une baisse notable en 2026 dans les catégories clés.
Les transitions des anciens programmes de mobilité internationale sont passées de 147 305 en 2025 à 132 805 en 2026. Les transitions de permis d’études ont chuté de 25 580 à 20 790.
Cela s’inscrit dans le cadre des efforts fédéraux plus larges visant à réduire le nombre de résidents temporaires au Canada.
Avec moins de travailleurs temporaires et d’étudiants entrant dans le pays, il y a moins de candidats disponibles pour passer à la résidence permanente.
Les données suggèrent que le Canada pourrait entrer dans une nouvelle phase, dans laquelle le recours aux transitions nationales reste élevé, mais les volumes globaux commencent à se modérer.
Un système construit de l’intérieur
Pris ensemble, ces chiffres indiquent un changement fondamental dans le modèle d’immigration du Canada.
Le pays ne sélectionne plus principalement des résidents permanents étrangers. Au lieu de cela, il choisit de plus en plus de candidats qui vivent et travaillent déjà au Canada.
Cette approche offre des avantages évidents. Les employeurs ont accès à des travailleurs déjà intégrés sur le marché du travail. Les candidats bénéficient d’une expérience canadienne, ce qui améliore leurs chances de réussite.
Cependant, cela crée également de nouvelles dépendances.
Un système construit sur les transitions à l’intérieur du pays repose sur un afflux constant de résidents temporaires. Alors que le Canada s’efforce de réduire ces flux, il pourrait être confronté à des compromis difficiles entre le contrôle de la croissance démographique et le maintien de ses objectifs de résidence permanente.
Ce que cela signifie pour les immigrants
Pour les immigrants potentiels, ce changement renforce l’importance des parcours temporaires.
Les permis d’études, les permis de travail post-diplôme et les permis de travail spécifiques à un employeur restent des étapes clés vers la résidence permanente.
Dans le même temps, le resserrement du nombre de résidents temporaires signifie que la concurrence pour ces filières va probablement augmenter.
Les candidats peuvent avoir besoin de profils plus solides, d’offres d’emploi plus ciblées et de stratégies à long terme plus claires pour réussir.
La situation dans son ensemble
Le système d’immigration du Canada a subi une transformation discrète mais profonde.
Ce qui a commencé comme une réponse à la pandémie s’est transformé en une stratégie à long terme. Le pays constitue désormais une grande partie de son nombre de résidents permanents à partir de sa population existante de résidents temporaires.
Le défi à venir consistera à équilibrer ce modèle avec de nouvelles limites à la migration temporaire.
Si les tendances actuelles se poursuivent, le Canada devra gérer soigneusement les deux côtés de l’équation : qui il autorise temporairement et qui il choisit finalement de rester.
FAQ
Qu’est-ce que la transition de la résidence temporaire à la résidence permanente au Canada?
Il s’agit des personnes qui arrivent d’abord au Canada à titre de résidents temporaires, comme les travailleurs ou les étudiants, et qui deviennent plus tard des résidents permanents. Cette voie est devenue un élément clé du système d’immigration du Canada ces dernières années.
Pourquoi le Canada a-t-il augmenté les transitions à l’intérieur du pays pendant la pandémie ?
Avec des restrictions de voyage limitant les arrivées de l’étranger, le Canada s’est concentré sur les personnes déjà à l’intérieur du pays. Des programmes spéciaux ont permis aux résidents temporaires de demander la résidence permanente, ce qui a entraîné une forte augmentation des transitions.
Quel groupe contribue le plus à ces transitions ?
Les anciens titulaires d’un permis de travail du Programme de mobilité internationale représentent la plus grande part. Leur nombre a augmenté pendant la pandémie et est resté nettement supérieur aux niveaux d’avant 2020.
Les étudiants internationaux sont-ils toujours une voie majeure vers les relations publiques ?
Oui, les anciens titulaires de permis d’études effectuent régulièrement une transition vers la résidence permanente, leur nombre se stabilisant autour de 20 000 à 25 000 par an. Cela reflète l’importance des permis de travail postdiplôme et de l’expérience canadienne.
Ces chiffres de transition continueront-ils à baisser ?
Ils pourraient diminuer légèrement à mesure que le Canada réduit le nombre de résidents temporaires entrant au pays. Toutefois, les transitions à l’intérieur du pays resteront probablement un élément central du système d’immigration.








