Ce que le rapport sur l’emploi du Canada de janvier 2026 signifie pour la politique d’immigration


Sur cette page, vous trouverez

  • Pourquoi un taux de chômage plus faible ne dit pas tout
  • Comment les tendances régionales de l’emploi affectent les allocations d’immigration
  • Ce que les changements sectoriels signifient pour la sélection des travailleurs qualifiés
  • Pourquoi la participation au marché du travail soutient toujours l’immigration
  • Les signaux politiques plus larges pour 2026

La dernière Enquête sur la population active du Canada révèle un marché du travail qui se refroidit dans certains domaines alors qu’il reste tendu dans d’autres. Pour la politique d’immigration, cette combinaison compte plus que les gros titres nationaux.

Le taux de chômage est tombé à 6,5% en janvier. Cependant, cette évolution s’explique en grande partie par une diminution du nombre de personnes à la recherche d’un emploi plutôt que par une forte hausse des embauches. L’emploi a légèrement diminué dans l’ensemble, et le taux d’activité a également diminué.

Ces tendances soutiennent l’approche récente d’Ottawa visant à maintenir des niveaux d’immigration élevés mais plus ciblés, avec un alignement plus étroit sur les besoins régionaux et sectoriels.

Un chômage en baisse, mais une participation plus faible

Une baisse du taux de chômage suggère souvent un marché du travail plus fort. En janvier, cependant, moins de personnes recherchaient activement du travail. Cela a fait baisser le taux alors même que l’emploi total a légèrement diminué.

En ce qui concerne la politique d’immigration, cela conforte l’idée selon laquelle le marché du travail canadien n’est pas en surchauffe. Cela donne au gouvernement fédéral la possibilité de se concentrer sur la stabilisation de la croissance des résidents temporaires tout en continuant à recourir à l’immigration permanente pour répondre aux besoins démographiques et de compétences à long terme.

Ralentissement en Ontario et dynamique dans les Prairies

L’emploi a chuté de façon marquée en Ontario, tandis que l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré des hausses. Ces différences régionales renforcent les arguments en faveur d’une immigration ciblée.

Les provinces connaissant une croissance de l’emploi peuvent plaider pour davantage de candidats dans le cadre de leurs programmes de candidats provinciaux. Parallèlement, la détérioration des conditions en Ontario pourrait renforcer les récents efforts visant à mieux gérer le nombre d’étudiants internationaux et de travailleurs temporaires dans cette province.

Déclin du secteur manufacturier et ciblage sectoriel

L’emploi dans le secteur manufacturier a chuté sensiblement en janvier, les pertes étant concentrées en Ontario. Cela pourrait influencer la façon dont les gouvernements envisagent le ciblage des professions.

Certains rôles liés à la fabrication et au commerce figuraient dans les tirages des catégories Entrée express et les listes de professions provinciales. Si la faiblesse persiste, les décideurs politiques pourraient se concentrer davantage sur les secteurs affichant une demande soutenue plutôt que sur l’embauche industrielle généralisée.

Croissance dans les secteurs des services, de l’agriculture et de l’information

Toutes les industries n’ont pas ralenti. L’emploi a augmenté dans les secteurs de l’information, de la culture et des loisirs, des affaires, des bâtiments et autres services de soutien, de l’agriculture et des services publics.

Ces secteurs comptent souvent sur des travailleurs immigrants, notamment par le biais de programmes temporaires et saisonniers. La croissance continue suggère que l’immigration restera importante pour soutenir la prestation de services, la production alimentaire et certaines parties de l’économie numérique.

La croissance des salaires reste solide

Le salaire horaire moyen a augmenté de plus de 3 % par rapport à l’année précédente. Ce niveau de croissance des salaires suggère que les employeurs sont toujours en compétition pour recruter des travailleurs, même si les embauches diminuent globalement.

Pour la politique d’immigration, cela témoigne d’une pénurie persistante de compétences dans certains domaines, plutôt que d’un large excédent de main-d’œuvre. Il soutient une approche sélective qui donne la priorité aux métiers à forte demande.

Baisse de la participation et offre de travail à long terme

Le taux d’activité a diminué en janvier, particulièrement en Ontario. Au fil du temps, le vieillissement de la population et le nombre croissant de personnes qui poursuivent leurs études réduisent la proportion de Canadiens qui travaillent ou cherchent du travail.

L’immigration reste l’un des principaux outils disponibles pour compenser ces pressions structurelles. Même au cours d’un mois plus lent en matière d’embauche, les tendances démographiques continuent de plaider en faveur d’un afflux soutenu de nouveaux arrivants.

Taux de désabonnement dans les secteurs exposés au commerce

Les données d’enquête montrent également que davantage de travailleurs dans les secteurs dépendant de la demande américaine envisagent de quitter leur emploi. Une rotation plus élevée de l’emploi peut créer de nouveaux besoins d’embauche, même si la croissance globale de l’emploi est modeste.

Les employeurs de ces secteurs pourraient de plus en plus se tourner vers les programmes d’immigration pour remplacer les travailleurs expérimentés et maintenir leurs activités.

Ce que cela signifie pour la politique d’immigration

Prises ensemble, les données de janvier soutiennent une stratégie d’immigration équilibrée. Le Canada ne semble pas avoir besoin d’une expansion spectaculaire des entrées globales, mais il a besoin d’une sélection soigneusement ciblée.

La croissance régionale dans les Prairies, la demande continue dans les secteurs des services et de l’agriculture et les pressions salariales constantes indiquent toutes une dépendance continue à l’égard de l’immigration. Dans le même temps, des conditions plus douces dans certaines provinces et secteurs justifient une approche plus contrôlée de la migration temporaire.


FAQ

Un taux de chômage plus faible signifie-t-il que le Canada a moins besoin d’immigration ?

Pas nécessairement. En janvier, le taux de chômage a diminué principalement parce que moins de personnes cherchaient du travail, et non parce que les embauches ont augmenté. Les problèmes à long terme tels que le vieillissement de la population et les pénuries de main-d’œuvre régionale soutiennent toujours la nécessité d’une immigration continue et ciblée pour soutenir la main-d’œuvre.

Comment les tendances régionales de l’emploi affectent-elles les programmes d’immigration ?

Les provinces connaissant une plus forte croissance de l’emploi peuvent faire pression pour obtenir des allocations plus importantes dans le cadre des programmes de candidats des provinces. Les régions dont le marché du travail est plus faible pourraient voir des contrôles plus stricts sur certains flux temporaires, tout en continuant à recourir à l’immigration pour combler des pénuries spécifiques qui ne peuvent être comblées localement.

Quels secteurs sont les plus susceptibles de dépendre de l’immigration ?

Les progrès récents dans les secteurs des services, de l’agriculture et de l’information suggèrent une demande continue de travailleurs immigrants. Ces secteurs dépendent souvent de programmes permanents et temporaires pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, en particulier dans les rôles qui font face à des défis de recrutement persistants au Canada.

Les pertes d’emplois dans le secteur manufacturier pourraient-elles modifier les priorités d’Entrée express ?

Si la faiblesse du secteur manufacturier persiste, les gouvernements peuvent ajuster les professions qu’ils privilégient via des tirages de catégories Entrée express ou des listes provinciales. L’attention pourrait se déplacer vers des secteurs présentant une demande de main-d’œuvre plus claire et soutenue plutôt que vers des embauches industrielles à grande échelle.

Pourquoi la participation au marché du travail est-elle importante pour l’immigration ?

Lorsque moins de personnes travaillent ou cherchent du travail, l’offre globale de main-d’œuvre diminue. Les tendances liées au vieillissement, à la scolarité et à la prestation de soins y contribuent. L’immigration contribue à compenser ces pressions structurelles en faisant venir de nouveaux arrivants en âge de travailler qui peuvent soutenir la croissance économique et les services publics.



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