Le Canada clarifie les règles relatives aux offres d’emploi en matière de permis de travail pour les entreprises à domicile

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Sur cette page, vous trouverez

  • Comment IRCC traite les offres d’emploi des entreprises à domicile
  • Qu’est-ce qui fait qu’un employeur s’engage activement dans une entreprise
  • Pourquoi le lieu de travail physique n’est plus la question clé
  • Comment IRCC évalue les petites entreprises et les entreprises nouvellement créées
  • Quelles preuves les employeurs peuvent devoir fournir
  • Pourquoi les sociétés écrans ne peuvent pas prendre en charge de véritables demandes de permis de travail

Le Canada a précisé que les entreprises à domicile peuvent faire de véritables offres d’emploi aux travailleurs étrangers dans le cadre du système de permis de travail spécifique à l’employeur du pays.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a mis à jour ses instructions le 17 septembre 2026, expliquant comment les agents doivent évaluer si un employeur exploite véritablement une entreprise et si une offre d’emploi est légitime.

Les nouvelles directives indiquent clairement qu’opérer à partir d’une adresse résidentielle ne rend pas, en soi, un employeur ou une offre d’emploi douteux.

IRCC affirme que les offres des entreprises opérant à domicile peuvent être authentiques et que les agents devraient prendre en compte l’adresse résidentielle ainsi que la nature de l’entreprise et les preuves plus larges démontrant que l’entreprise est active.

Les instructions demandent également aux agents d’adopter une approche plus large lors de l’évaluation des entreprises, tout en établissant une distinction claire entre les véritables petites entreprises ou les entreprises basées à domicile et les entreprises qui n’existent que sur papier pour faciliter l’entrée des travailleurs étrangers.

Les entreprises à domicile peuvent prendre en charge les demandes de permis de travail

Les instructions mises à jour d’IRCC s’adressent explicitement aux entreprises opérant à partir d’adresses résidentielles.

Le département donne l’exemple d’une petite entreprise de livraison de repas opérant au domicile du propriétaire et cherchant à embaucher un cuisinier.

Dans cet exemple, IRCC affirme que le fait que l’entreprise opère à domicile n’est pas en soi un problème.

Au lieu de cela, l’inquiétude surgit parce que l’employeur ne peut pas fournir suffisamment de preuves démontrant une activité commerciale régulière, y compris des paiements constants des employés, des achats continus de biens et un endroit stable où travaillerait le travailleur étranger temporaire.

IRCC affirme que les offres des entreprises opérant à partir d’adresses résidentielles peuvent être authentiques.

Les agents doivent tenir compte du type d’entreprise impliquée.

Par exemple, IRCC affirme qu’il peut être raisonnable pour une entreprise vendant des produits artisanaux ou fournissant des services numériques d’opérer à domicile. En revanche, les restaurants et autres opérations commerciales de plus grande envergure nécessiteraient normalement plus d’espace.

IRCC adopte une approche plus large en ce qui concerne les emplacements commerciaux

Les instructions mises à jour modifient également l’accent mis sur l’emplacement physique d’un employeur.

IRCC considère désormais le fait d’avoir une adresse commerciale physique au Canada comme une indication possible qu’une entreprise est activement engagée dans les affaires.

Toutefois, les instructions précisent spécifiquement que l’adresse professionnelle peut être différente de l’endroit où l’employé travaille réellement.

La version précédente des instructions exigeait qu’un employeur ait un emplacement physique au Canada où le travailleur étranger travaillerait.

Cette exigence n’apparaît plus dans les orientations révisées.

Le changement pourrait être important pour les entreprises dont les employés travaillent à distance, sur les sites des clients, depuis plusieurs sites ou depuis des locaux autres que l’adresse enregistrée de l’entreprise.

Toutefois, les employeurs doivent toujours démontrer qu’ils exploitent véritablement une entreprise et qu’ils fournissent activement des biens ou des services.

Qu’entend IRCC par « employeur activement engagé » ?

Les demandes de permis de travail spécifiques à un employeur doivent répondre à quatre tests d’authenticité de l’offre d’emploi.

L’un de ces tests exige que l’employeur soit activement engagé dans l’activité liée à l’offre d’emploi.

IRCC affirme que les agents doivent déterminer si l’organisation fait plus que simplement exister légalement.

L’employeur doit également démontrer qu’il fournit véritablement des biens ou des services.

Voici des exemples de facteurs indiquant un engagement actif :

  • Exploiter une entreprise active
  • Fournir des biens ou des services
  • Avoir une adresse physique au Canada
  • Employer des travailleurs
  • Générer des revenus d’entreprise
  • Détenir les licences et permis requis
  • Avoir des contrats ou d’autres preuves d’une activité commerciale en cours

Aucun facteur ne tranchera nécessairement l’affaire à lui seul.

Les agents doivent adopter une approche holistique

IRCC dit désormais explicitement aux agents d’immigration de ne pas trop se fier à un seul élément de preuve.

Le ministère affirme qu’un seul facteur ne peut pas déterminer de manière définitive si un employeur est activement engagé dans les affaires.

Les agents devraient plutôt examiner ensemble toutes les preuves pertinentes avant de prendre une décision.

Cela pourrait être particulièrement important pour les entreprises nouvelles ou plus petites.

Une entreprise récemment créée n’a peut-être pas encore des années de dossiers fiscaux, un effectif important ou une documentation financière complète.

De même, une entreprise à domicile ne peut pas disposer de bail commercial.

Ces facteurs ne signifient pas automatiquement que l’employeur n’est pas authentique.

Cependant, l’employeur devra peut-être fournir d’autres preuves démontrant qu’il exerce véritablement ses activités.

Quelles preuves IRCC peut-il demander aux employeurs ?

Les agents peuvent procéder à une évaluation plus détaillée lorsqu’ils ont des doutes quant à savoir si un employeur est actif.

IRCC affirme qu’un examen plus approfondi pourrait avoir lieu dans les cas suivants :

  • Une entreprise a moins d’un an
  • Les informations publiques suscitent des inquiétudes concernant l’entreprise
  • Une recherche sur Internet suggère que l’entreprise a fermé
  • Les dossiers antérieurs d’IRCC contiennent des informations négatives
  • Des vérifications antérieures des travailleurs étrangers temporaires ont produit des résultats négatifs
  • L’employeur apparaît sur la liste des employeurs non conformes du Canada

Les agents peuvent demander des preuves supplémentaires directement aux employeurs et peuvent également examiner les informations provenant des ministères gouvernementaux et des sources accessibles au public.

IRCC indique que les pièces justificatives peuvent inclure un numéro d’entreprise de l’Agence du revenu du Canada, des licences commerciales, des documents fiscaux et de revenu, des contrats et d’autres documents démontrant que l’organisation exerce activement ses activités.

Les nouvelles entreprises peuvent faire l’objet d’un examen plus minutieux

Une nouvelle entreprise peut toujours soutenir une demande de permis de travail spécifique à un employeur, mais elle peut disposer de moins de preuves historiques pour démontrer qu’elle est en activité.

L’exemple d’IRCC concerne une entreprise de livraison de repas créée il y a cinq mois et comptant deux employés.

L’entreprise opère à partir du domicile du propriétaire, est peu présente en ligne et ne peut pas fournir de feuillets T4 car elle est trop récente.

L’employeur ne peut pas non plus fournir de bail commercial.

IRCC souligne que ces facteurs ne rendent pas automatiquement l’entreprise illégitime.

Le problème dans cet exemple est le manque généralisé de preuves démontrant des paiements fiables des employés, des achats réguliers et une activité commerciale stable.

Cela illustre l’approche plus large d’IRCC : les agents devraient examiner toutes les circonstances plutôt que de refuser une demande en raison d’une seule caractéristique telle qu’une adresse résidentielle.

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Les sociétés Shell ne peuvent pas soutenir de véritables offres d’emploi

Bien qu’IRCC ait précisé que les petites entreprises et les entreprises à domicile peuvent proposer de véritables offres d’emploi, il a également renforcé ses orientations concernant les entreprises qui existent principalement à des fins d’immigration.

Les instructions mises à jour indiquent qu’une entreprise sans employés qui n’existe que de nom et qui a été créée spécifiquement pour faciliter l’entrée de ressortissants étrangers n’est pas considérée comme une entreprise en activité.

Cette distinction est importante.

Une petite entreprise, une start-up ou une entreprise à domicile ne pose pas automatiquement de problème en raison de sa taille ou de son emplacement.

Toutefois, les employeurs doivent être en mesure de démontrer une véritable activité commerciale.

Créer une entreprise sur papier uniquement pour soutenir l’entrée d’un travailleur étranger au Canada ne satisfera pas à l’exigence d’entreprise active d’IRCC.

IRCC utilise quatre tests pour évaluer les offres d’emploi

L’exigence d’entreprise active ne constitue qu’une partie de l’évaluation de l’offre d’emploi d’IRCC.

Pour chaque permis de travail spécifique à un employeur, les agents évaluent quatre facteurs :

  1. Si l’employeur est activement engagé dans l’entreprise.
  2. Si l’offre d’emploi reflète un besoin d’emploi raisonnable.
  3. Si l’employeur peut remplir les conditions de l’offre d’emploi.
  4. Si l’employeur ou le recruteur s’est conformé aux lois fédérales, provinciales ou territoriales applicables en matière d’emploi et de recrutement.

Si une offre échoue à l’un de ces tests, IRCC peut refuser la demande de permis de travail.

Les règles s’appliquent aux permis spécifiques à un employeur dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires et du Programme de mobilité internationale.

Les permis de travail ouverts ne sont pas soumis à la même évaluation de l’authenticité de l’offre d’emploi car ils ne sont pas liés à un employeur spécifique.

Les employeurs doivent montrer que le travail a du sens sur le plan commercial

Même lorsqu’IRCC reconnaît qu’une entreprise fonctionne véritablement, le ministère doit également être convaincu que l’emploi proposé correspond aux activités de l’employeur.

IRCC affirme que le poste devrait être logique compte tenu du type et de la taille de l’entreprise.

Par exemple, ses lignes directrices identifient des problèmes potentiels lorsqu’une entreprise de restauration cherche à embaucher un couvreur, qu’une petite entreprise emploie un nombre inhabituellement élevé de superviseurs ou qu’un restaurant franchisé cherche à embaucher un analyste commercial à temps plein.

Les employeurs devront peut-être donc expliquer pourquoi ils ont besoin du travailleur étranger et comment ce poste s’intègre dans leurs opérations.

Les employeurs doivent également être en mesure de payer les travailleurs étrangers

Les agents d’IRCC doivent également déterminer si l’employeur peut remplir les conditions offertes au travailleur étranger.

Cela implique d’être en mesure de fournir les salaires, les heures, les avantages sociaux et les conditions de travail promis pendant toute la durée du permis de travail.

Les agents peuvent demander des documents financiers, notamment des dossiers fiscaux et des informations sur la paie, lorsqu’ils ont des doutes sur la capacité de payer de l’employeur.

IRCC donne l’exemple d’une nouvelle entreprise de livraison de repas qui n’a réalisé que 10 000 $ de bénéfices mais propose de payer à un travailleur étranger 45 000 $ par an.

À moins que l’employeur ne puisse fournir des preuves supplémentaires démontrant qu’il dispose des ressources financières nécessaires pour respecter cet engagement, l’agent peut conclure que l’entreprise ne peut pas répondre à l’offre d’emploi.

Ce que le changement signifie pour les employeurs et les travailleurs étrangers

Les instructions révisées donnent aux agents des conseils plus détaillés pour distinguer les petites entreprises légitimes et les entreprises à domicile des employeurs qui ne peuvent pas démontrer une véritable activité commerciale.

Ces changements sont particulièrement pertinents à mesure que le travail à distance et les entreprises à domicile deviennent plus courants.

Une adresse commerciale résidentielle n’empêche pas automatiquement un employeur de soutenir un travailleur étranger.

L’absence d’un lieu de travail traditionnel ne signifie pas non plus nécessairement qu’une offre d’emploi n’est pas authentique.

Cependant, les employeurs doivent toujours être en mesure de démontrer qu’ils mènent réellement des affaires, qu’ils ont besoin de l’employé qu’ils souhaitent embaucher et qu’ils disposent des ressources nécessaires pour respecter les conditions de l’offre d’emploi.

La question centrale pour IRCC n’est donc pas simplement de savoir où l’entreprise opère, mais si les preuves démontrent qu’il s’agit d’une entreprise authentique et active ayant un réel besoin de travailleurs étrangers.


Foire aux questions

Une entreprise à domicile peut-elle embaucher un travailleur étranger au Canada ?

Oui. IRCC affirme qu’une offre d’emploi d’une entreprise opérant à partir d’une adresse résidentielle peut être authentique. Les agents doivent prendre en compte le type d’entreprise et les preuves plus larges démontrant qu’elle opère activement plutôt que de considérer la seule adresse personnelle comme une raison pour remettre en question l’offre.

Un employeur a-t-il besoin d’un bureau commercial pour soutenir un permis de travail ?

Pas nécessairement. IRCC affirme désormais qu’une adresse commerciale physique au Canada est un signe possible d’une activité commerciale active, et que l’adresse professionnelle peut différer de l’endroit où travaille l’employé. Les employeurs doivent néanmoins fournir suffisamment de preuves pour démontrer qu’ils opèrent et fournissent véritablement des biens ou des services.

Quelles preuves une entreprise à domicile peut-elle fournir à IRCC ?

Les preuves peuvent inclure un numéro d’entreprise de l’ARC, des licences ou des permis, des documents fiscaux et de revenu, des contrats de client ou de fournisseur et d’autres documents démontrant une activité commerciale continue. Les documents requis dépendront de la nature, de l’âge et de la taille de l’entreprise ainsi que des préoccupations soulevées par l’agent.

Une nouvelle entreprise peut-elle embaucher un travailleur étranger temporaire ?

Potentiellement. Une nouvelle entreprise n’échoue pas automatiquement au test d’authenticité d’IRCC. Cependant, étant donné que les entreprises les plus récentes peuvent avoir des antécédents financiers ou professionnels limités, les agents peuvent rechercher des preuves supplémentaires démontrant des opérations authentiques, un besoin raisonnable du travailleur et des ressources suffisantes pour répondre aux conditions de l’offre d’emploi.

Une entreprise créée uniquement pour amener un travailleur étranger au Canada peut-elle soutenir un permis de travail ?

Non. IRCC affirme qu’une entreprise sans employés qui n’existe que de nom et qui a été créée spécifiquement pour faciliter l’entrée de ressortissants étrangers n’est pas considérée comme une entreprise en exploitation. Les employeurs doivent démontrer une activité commerciale réelle et satisfaire aux quatre facteurs d’authenticité des offres d’emploi d’IRCC.



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